Pipes à 10$ dans les écoles primaires : des jeunes en parlent.
L'histoire de filles, étudiantes de niveau primaire au Québec, faisant des fellations à des garçons en mal de sensations étaient assez choquantes pour quiconque a un minimum d'humanité. Cette situation, peu importe le nombre de jeunes filles impliquées rappellent l'abus et l'esclavagisme sexuels. Selon l'organisme manitobain Stopsexwithkids.ca, l'exploitation sexuelle, c'est le fait d'accomplir des actes sexuels pour de la nourriture, un toit, de la drogue, de l'alcool, de l'argent ou de la reconnaissance ; que l'exploitation sexuelle n'est pas un choix de vie, c'est une forme de violence à l'égard des enfants. Mais que penser lorsque ce sont des jeunes garçons qui profitent des caresses de ces jeunes filles ? Puisqu'il y a abus, ceux-ci seraient-ils des jeunes abuseurs en puissance ?
Pour certains jeunes, la prostitution occasionnelle devient presque normale dans un monde où le rapport au corps et à l'argent change. Une lycéenne indiquait ainsi que certaines aiment peut-être tout simplement ça, se faire de l'argent en se faisant plaisir.
Pourtant, rares sont les prostituées occasionnelles sorties indemnes de leur incursion dans cet enfer : honte, violence et isolement collent à la peau. Autre élément : cette situation soulève l'inquiétante montée de la précarité chez les étudiants également de la perception du manque d'argent chez les jeunes dans une société caractérisée par l'opulence.
Le reportage qu'on peut lire sur http://www.quebecjeunes.com/medias/voir/936 ne vise pas pour autant à présenter un dossier approfondi sur la prostitution juvénile. Il réunit différents commentaires pêchés dans un des rares forums où des jeunes (16-30 ans) ont discuté de la question.
Dans l'article, leurs commentaires ont été reproduits sans indiquer leur nom ou pseudos. De plus, leurs propos n'ont pas été changés en quoi que ce soit, tant sur le plan du contenu que de l'orthographe.Nous remercions les jeunes forumeux d'avoir osé en parler et d'avoir exprimé clairement leur vision de la situation.
